SAKPEDIAK, 2018

Sayabec est situé dans la vallée de la Matapédia dans l’Est-du-Québec. C’est le lieu où l’artiste a passé une grande partie de son enfance. Étonnamment, la désignation de ce village a conservé malgré tout son nom d’origine. Ce toponyme vient du mot micmac «sepeg» qui signifie «rivière obstruée», car périodiquement de nombreux barrages de castors bloquaient la rivière anciennement appelée Rivière Noire. Elle traverse d’un bout à l’autre la petite agglomération. (Beaupré, P. et al. 1994). En fait, on doit plutôt dire «Sakpediak», dont «sak» pour «rivière» et «pediak» pour «remplie». Le village, malgré les conquêtes coloniales et les développements industriels, a gardé son nom. Il est lié aux premiers habitants, les micmacs.

La construction et la composition des tableaux s’inspirent d’un autre type de fondement qu’est celui de la géométrie euclidienne. Plus particulièrement à partir du traité pédagogique d’Oliver Byrne (1847). Ce dernier souhaitait vulgariser Les Éléments d’Euclide en faisant des démonstrations par l’emploi de formes géométriques colorées. Il n’est pas étonnant que L’Euclide de Byrne ait inspiré les artistes du mouvement néoplasticien De Stijl. Cette série de tableaux reproduit la forme du «gnomon», un parallélogramme dans lequel se retrouvent quatre quadrilatères ayant des complémentarités géométriques de surface.

crédit photo Guy L’Heureux